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L’université d’été du RCD s’est ouverte ce matin, à Zeralda, en présence de plus de 600 participants venus de toutes les wilayas du pays et de l’émigration et d’une pléiade d’invités dont Me Abdenour ALI YAHIA, Abdelmadjid Attar, Abdelmadjid AZZI, Mme BOUCHEMLA, des représentants de chancelleries étrangères, notamment l’ambassadrice de la Pologne, des ambassadeurs du Maroc et de Tunisie.
Dans son discours d’ouverture, le président du RCD a souligné que cet important rendez-vous survient dans un contexte de régression politique, économique et sociale sans précédent, exacerbée par le coup de force constitutionnel qui a consacré la présidence à vie.
Deux objectifs sont assignés à cette université d’été : il s’agit de privilégier le débat et la formation pour préparer le militant à appréhender les problèmes internes et externes que connait notre pays. A cet effet, des expertises sont sollicitées pour décoder la problématique de l’histoire politique nationale.
La première communication sur « Algérie : l’histoire au présent » a été animée par Abdelmadjid MERDACI, historien, et Slimane MEDHAR, psychosociologue. Les conférenciers ont disséqué les causes de la violence dans la société en insistant sur les mutations sociales brusques et la fuite des pouvoirs publics sur cette question.
Fait symbolique s’il en est, trois acteurs politiques des trois pays maghrebins sont revenus sur la « Conférence de Tanger de 1958 : pertinence historique et mise en œuvre politique ». Essaïd AMESKANE, porte parole du Mouvement populaire (MP), ancien ministre et actuellement député marocain, Frej CHAIEB, enseignant à l’université de Tunis et directeur-adjoint chargé des relations internationales du Rassemblement constitutionnel démocratique (Tunisie), et Saïd SADI, président du RCD, ont mis en exergue les perspectives d’un Maghreb solidaire et démocratique. Selon les intervenants, l’histoire et la lutte des trois pays constituent une matrice essentielle de laquelle peuvent s’inspirer les forces du progrès pour une action solidaire à même de réaliser les espérances et aspirations des peuples de la région.
La communication intitulée « Nord-Sud : origines et conséquences d’une coopération avortée » a été faite, en fin de journée, par l’expert italien Gian Paolo Calchi NOVATI, directeur de l’observatoire sur l’Afrique (ISPI) et responsable de la revue politique internationale. Celui-ci s’est focalisé sur les difficultés, sinon le refus, d’intégrer les pays de la périphérie au monde occidental après la dynamique de décolonisation.
A signaler que ces conférences ont été suivies par un débat riche.