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Le 10 avril 2009, le président d’APC d’Alger centre, encadrant une escouade de délinquants lance une attaque contre le siège national du RCD Alger. Seule la présence de militants dans les locaux du Rassemblement a empêché le commando de mener à terme sa funeste besogne.
Le RCD a déposé plainte contre un « élu » qui sévit dans la capitale depuis trois mandats par la grâce d’une administration qui impose des représentants à coups de bourrages des urnes et d’oukases ayant installé des DEC qui ont dévasté le patrimoine public.
Après maintes tergiversations, la justice vient d’invalider l’initiative du RCD en se prévalant d’une interprétation erronée des articles 576 et 577 du code de procédure pénale pour refuser d’ouvrir une en quête. Ce rejet est une suite concrète des tergiversations réservées aux deux autres plaintes déposées contre messieurs Abdelaziz Bouteflika et Ahmed Ouyahia. Le RCD fera appel de cette décision.
Sans être une surprise, ces manipulations, qui dégradent un peu plus l’image de l’institution judiciaire dans notre pays, posent fondamentalement la question du recours face à l’arbitraire.
En s’enfermant dans l’irresponsabilité et le cynisme, le pouvoir doit savoir qu’il contribue à disqualifier tout espace de médiation organisée. Les responsables de ce genre de stratégie ignorent que lorsque les chemins de la raison sont systématiquement bloqués, c’est toujours la révolte qui s’impose comme réaction et solution contre l’injustice.
Le RCD
Alger, le 17 septembre 2009
