Communiqué du Secrétariat National du RCD

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Le Secrétariat national du RCD a tenu sa réunion mensuelle le vendredi 22 juin 2018, à Alger. Il a évalué les activités des structures régionales du parti durant le mois écoulé et les préparatifs des activités publiques qu’il projette d’organiser à la rentrée sociale et a examiné la situation générale du pays.

Sur le premier sujet, le secrétariat national enregistre avec satisfaction les échos positifs des conférences publiques animées par les secrétaires nationaux, les députés, les élus APW ainsi que les P/APC durant les soirées du mois de Ramadhan au cours desquelles les élus ont présenté des bilans de début de mandats et répondu aux questionnements des acteurs locaux de différentes localités. Par la suite, les membres du secrétariat national chargés du suivi de la rencontre syndicale, du séminaire international sur la question de la femme et de l’organisation des assises des Femmes progressistes ont exposé les projets de programmes de ces différents rendez-vous. Le débat a tourné autour de l’approfondissement des thèmes, du financement et des questions d’organisation générale.

Au plan socio-économique, les membres du secrétariat national constatent que rien ne perturbe le statu quo officiel érigé en programme politique. Ni les alertes des partis de l’opposition sur la gouvernance ni celles d’organismes internationaux sur les retombées néfastes sur la situation économique induite par une politique de dépenses tous azimut n’ont pu infléchir l’action des pouvoirs publics toute fondée sur « comment tenir le coup » jusqu’à l’élection présidentielle de 2019. A l’inflation qui mine le budget de larges couches de la population, l’exécutif se contente d’exhiber avec désinvolture les chiffres obsolètes de l’ONS.

C’est le même scénario sur le plan politique et des atteintes aux libertés. Au lieu de prendre des mesures pour lever la condamnation de l’Algérie par le BIT dans la prochaine session de l’OIT, le ministre du travail suggère le retrait de cette instance au motif que « nous subissons un traitement injuste depuis le déclenchement du printemps arabe ! » alors qu’il est de notoriété publique que les syndicats autonomes sont traqués et leurs dirigeants contre lesquels la justice est instrumentalisée subissent pressions et chantages. La répression violente des mouvements sociaux comme la mobilisation des médecins résidents et la traque de blogueurs qui culmine avec la condamnation de Marzouk TOUATI à une peine de prison ferme complètent le tableau de la fermeture de la scène nationale.

Le marasme de la vie politique voulu et imposé complique toute lisibilité. La vie institutionnelle est suspendue aux apparitions de plus en plus rares du chef de l’Etat qui a réduit son autorité « aux rappels à l’ordre » d’un premier ministre qui ne semble avoir aucun pouvoir sur l’administration, tout département confondu. Les péripéties de l’expurgation de la loi de finance complémentaire de l’essentiel des dispositions laissent l’opinion pantoise. Si le chef de l’Etat a, dans un énième geste populiste, supprimé les nombreuses taxes sur les documents administratifs- au demeurant injustes- et a mis son veto sur la vente des terres agricoles, les députés FLN et surtout du RND se sont opposés aux autres dispositions au motif que ce n’est pas le moment (à la veille de la présidentielle) d’introduire des taxes nouvelles.

A cette atonie sur le plan interne, le pays n’a plus de voix au plan diplomatique. Quand ils ne traquent pas les marocains, qui le leurs rendent d’ailleurs bien, nos dirigeants chauffent les bancs des instances régionales et internationales alors que le monde et notre région d’influence subissent des bouleversements qui risquent de redessiner les rapports de forces et la mainmise sur les richesses pour une longue période.

Par ailleurs, les suppliques clownesques et ridicules adressées par les caudataires du régime à un chef de l’Etat grabataire pour qu’il viole encore une fois la constitution en se présentant à un autre mandat ont fini d’humilier la Nation entière aux yeux de l’opinion internationale. Le RCD appelle tous les patriotes à rester en alerte pour contrer un affront de trop pour le pays.

Enfin, le Secrétariat national a fixé la tenue de la première session du Conseil national pour le 21 septembre 2018 au Nadi El Moudjahed à Alger.

Alger, le 23 juin 2018
Le Secrétariat national du RCD

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