Communiqué des Jeunes Progressistes

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Le bureau national des Jeunes Progressistes s’est réuni en session ordinaire, le 23 mars 2018, à Alger. Il a mis à son ordre du jour la préparation du premier congrès de l’organisation et l’évaluation de la situation sociopolitique de la jeunesse et du pays.

Le bureau national a fait le point sur l’avancement des préparatifs de ce congrès des jeunes militants du RCD qui se tiendra les 3 et 4 mai 2018 au niveau de la mutuelle des matériaux de construction à Zeralda, Alger. A cet effet, le bureau national a procédé à l’installation des commissions régionales et nationale chargées des inscriptions, des textes, des finances et de l’organisation. Il a donné les orientations pour commencer les inscriptions et le recouvrement des frais de participation dont les délais sont fixés et transmis aux structures concernées. Pour la pleine réussite de cet important événement, le bureau national appelle tous les jeunes militants du RCD à une mobilisation à la hauteur des résolutions du 5ème congrès du parti et des défis qu’impose l’impasse politique que subi le pays.

Le BN considère que ce congrès sera une occasion pour lancer un message d’espoir et de résistance, à tous les jeunes algériens, pour la poursuite du combat démocratique dans notre pays, et ce, au moment où le pouvoir sème le désespoir et pousse les jeunes à quitter le pays après son échec à leur offrir de bonnes conditions d’études, de formation, de travail et d’une vie décente. Cet événement qui regroupera plus de 1000 jeunes congressistes de différentes régions du pays, sera aussi une opportunité pour débattre de la situation socio-politique de la jeunesse algérienne et les défis qu’il faudra relever.

La restriction des libertés individuelles et collectives, la répression de tout mouvement de revendication et de tout espace de liberté sont l’œuvre d’un système politique aux horizons bouchés. Pour les Jeunes Progressistes, devant le discrédit infligé aux institutions, les outrances et le mépris à l’endroit de segments sociaux entiers de notre peuple, l’heure est à l’organisation et au rassemblement le plus large pour porter l’alternative démocratique et de progrès.

Dos au mur et pour gagner encore du temps, le pouvoir délègue la gestion de la vie publique et des revendications sociales aux services de sécurité après avoir mis, depuis toujours, la vie politique entre les mains de sa police politique. La violence opposée aux mouvements de contestations, déclenchés depuis plusieurs mois, dans plusieurs secteurs, notamment les médecins résidents, étudiants, enseignants ou retraités contraste avec l’effacement de l’Exécutif pour ouvrir un dialogue dans le but de résoudre les problèmes au lieu des éternelles grossières opérations de manipulations et de divisions. Pour les Jeunes Progressistes, le pouvoir est le seul responsable de l’impasse générée par le choix de la banalisation de la violence et des conséquences d’une telle désinvolture.

Enfin, on ne peut pas se prévaloir de la défense des seuls intérêts du pays et de son peuple ou d’une crédibilité d’appeler à une compétition des programmes politiques quand on a trafiqué toutes les élections, initiées des lois liberticides, accaparé et fermé le champ médiatique et instrumentalisé l’appareil judiciaire contre les militants politiques ou l’organisation de parodies de procès qui passent l’éponge sur la dilapidation de l’argent public.

Alger, le 24/03/2018
Bureau national JP-RCD

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