Communiqué du Secretariat National du 02 mars 2018

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Le Secrétariat national du RCD s’est réuni le 2 mars 2018 au siège national du parti à El Biar, Alger. Lors de cette première réunion qui fait suite à la tenue du 5ème congrès ordinaire, les membres de l’Exécutif sont revenus sur le déroulement des travaux du Congrès et ont débattu de la mise en œuvre des recommandations des nouveaux statuts et de la situation nationale.
Le Secrétariat national enregistre avec une satisfaction certaine la nature et la qualité des débats lors de nos dernières assises. Il note et salue la grande maturité du collectif du Rassemblement lors des débats sur le programme, les orientations et les symboles du parti. Les délégués à ce congrès ont démontré que le patriotisme du parti est inséparable de la liberté, de la démocratie et du droit à la différence dans l’approche et les postures tactiques ; étant entendu que le ciment de l’organisation est notre programme politique.
Dans cette réunion de l’exécutif, l’accent a été mis sur la mise en conformité des structures de base et la concrétisation des instances dédiées introduites dans les nouveaux statuts. Il prend acte des activités préparatoires aux assises des Jeunes Progressistes et des Femmes Progressistes tout en chargeant les membres du SN pour la mise en œuvre des autres démembrements prévus par les statuts.
Au plan social, le SN du RCD relève, encore une fois, l’incapacité manifeste du gouvernement à prendre en compte la multitude de revendications et de mouvements sociaux qui touchent la majorité des secteurs. Les mouvements des enseignants, des médecins-résidants ou des retraités de l’Armée ne trouvent comme réponses que des dispositifs policiers et une instrumentalisation éhontée de la justice pour empêcher l’expression pacifique de leurs revendications dans les espaces publics. Il a fallu le déclenchement des manifestations des élèves pour que le tête-à-tête entre les syndicats des enseignants et le ministère de tutelle soit rompu par l’intervention de la présidence de la République. Dans cette affaire qui a duré près de deux mois et dans d’autres, le Premier ministre s’est muré dans un silence.
Sur un autre registre, la réponse à la volonté du Premier ministre de restreindre le nombre d’opérateurs dans le domaine automobile à moins de 10 est symptomatique de sa mise à l’écart des centres de décisions. Une quarantaine de marques est sur le point d’être agrées dans une sorte d’opération de « tawzi3 el arbah » (partage des bénéficies chère à la défunte gestion socialiste des entreprises (GSE)).
Au-delà de la légitimité des revendications des médecins-résidants, des enseignants et des catégories de travailleurs qui ont vu leur pouvoir d’achat fondre, l’intervention « des hautes autorités du pays » (communiqué de suspension de la grève rendu public par le Cnapeste) dénote de la peur des pouvoirs publics et de la fragilité de la paix sociale.
Le RCD a, de tout temps, appelé au dialogue dans la résolution des conflits. Mais la négociation suppose des parties à égalité et non des cérémonies médiatiques pour avaliser des décisions prises ailleurs comme dans les rituels des tripartites.
La dégradation du climat social et économique nécessite plus que des mesures de replâtrage en attendant la présidentielle de 2019. Cette politique de statu quo qui vise à préserver les privilèges de la clientèle, conjuguée à la planche à billets, la restriction administrative des importations et le chômage massif des jeunes signent le caractère fantaisiste des objectifs déclarés de la loi de finances 2018. Le RCD a déjà mis en garde contre cette fuite en avant.
Enfin, en cette veille du 8 mars, journée internationale de la femme, le Rassemblement salue les luttes des femmes pour l’égalité en droit et réitère son combat pour l’abrogation d’un code de la famille voté par l’Assemblée du parti unique à la faveur de la montée des fondamentalismes qui ont ruiné le pays.

Le Secrétariat national du RCD

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