Les forces de répression ont empêché ce matin du 03 janvier 2018 une marche de médecins-résidents à Alger. En effet des dizaines d’entre-deux, venus de plusieurs wilayas, pour manifester pacifiquement  ont été cueillis pour être  tabassés et malmenés comme de vulgaires voyous par la police. Des renforts de police  ont été ainsi dépêchés devant les abords et à l’entrée principale du CHU Mustapha Bacha où depuis plusieurs semaines les médecins-résidents protestent contre le refus de dialogue opposé par le ministère de la Santé publique et de la population.

L’interdiction des manifestations publiques, en vigueur depuis 2001 dans la capitale ne suffit pas, le pouvoir réprime toute voix discordante sur les lieux de travail et les universités. Dans ce cas de figure, si les futurs médecins ont choisi d’alerter la rue, c’est parce que les portes du dialogue ont été fermées malgré toutes les démarches des protestataires. Devant la dégradation avancée du système de santé et des conditions de travail des personnels, le ministre de la santé qui disserte dans les médias et devant les commissions de l’Assemblée sur les normes internationales dans le domaine pour oser des comparaisons frauduleuses déclare ne pas disposer de prérogatives pour répondre aux revendications des médecins résidents.

La jeunesse libre RCD dénonce cette attitude de la tutelle ainsi que le recours à la violence et la répression subie par les médecins-résidents. Elle condamne l’interdiction et l’empêchement des manifestations pacifiques et réitère son soutien aux luttes pacifiques de toutes les catégories sociales pour défendre leurs droits et exprimer leurs revendications.

Alger, le 03/01/2018

Jeunesse libre RCD