Le Secrétariat national du RCD s’est réuni en session ordinaire pour examiner la situation générale du pays en cette veille de rentrée sociale et l’état d’avancement des préparatifs des élections locales du 23 novembre prochain.

Au plan politique, la confusion sur la gouvernance générée par l’incapacité du pouvoir à circonscrire encore les luttes de chapelles dans le sérail indique que le pays est rentré dans une phase où le pire peut advenir. Cette situation que d’aucuns imputent au rétrécissement de la rente intervient au moment où les larges couches de la population sont confrontées à l’accélération de l’érosion du pouvoir d’achat, la dégradation sans précédent des soins du fait du manque de médicaments au niveau des hôpitaux et la généralisation des pénuries d’eau à l’ensemble du territoire national.

Sur un autre plan, l’absence d’une communication officielle crédible contraste avec une agitation médiatique nourrie aussi par l’Armée autour de la destitution de Bouteflika. A ce sujet, le RCD estime que circonscrire une sortie de crise à la demande de la mise en œuvre de l’empêchement par voie légale de Bouteflika (article 102) équivaut à parrainer une alternance clanique, à fortiori dans le moment présent.Le Secrétariat national du Rassemblement rappelle qu’il était le premier (Conseil national de décembre 2012) à proposer une sortie de crise par la mise en œuvre de l’article 88 de l’ancien constitution couplé avec la dissolution de la police politique et l’installation d’une instance nationale indépendante de gestion des élections pour donner mandat à une instance de transition. Notre conviction est que l’heure est à l’action de mobilisation solidaire et non à des positionnements dans des luttes claniques conjoncturels.

Au plan économique, le sombre tableau dépeint dans le projet du plan d’action du gouvernement ne sert qu’à illusionner et leurrer l’opinion publique pour faire passer des mesures antisociales après avoir testé d’autres artifices de replâtrage qui ont échoué comme l’emprunt obligataire ou les tentatives d’intégrer l’argent de l’informel dans la sphère légale. L’objectif de ce gouvernement à court terme étant d’alimenter les circuits de la rente pour rassurer les clientèles, payer une partie de la dette intérieure et différer les difficultés. L’économie algérienne à besoin de réformes structurelles que le pouvoir s’est entêté à ne pas engager durant quinze ans de disponibilité sans précèdent des ressources financières. Pour le reste, la construction d’une économie performante à besoin d’institutions crédibles, d’une stratégie issue d’un consensus avec des objectifs annoncés et d’une allocation transparente des ressources

Enfin dans le volet de la préparation des élections locales du 23 novembre, le SN du RCD a évalué le degré d’avancement de la confection des listes électorales et les moyens de lever les difficultés auxquelles sont confrontés les militants de certaines wilayate. Il a, aussi, mis en place une commission nationale pour traiter des éventuels recours.

Alger le 09 septembre 2017

Le Secrétariat national du RCD