Le secrétariat du RCD s’est réuni vendredi en session mensuelle pour examiner la situation politique générale du pays, mais singulièrement pour dresser un bilan de l’opération des candidatures pour les législatives du 4 mai et  discuter des moyens à mettre en œuvre pour « susciter le débat, le plus large, dans toutes les franges de la société algérienne, autour de notre programme électoral et des solutions à la crise que vit le pays. »

Saluant au passage la lutte des femmes algériennes pour « l’égalité des droits », à l’occasion du 8 mars, le RCD revient sur la collecte du parrainage des candidatures pour expliquer que le parti a engagé l’opération sur 25 wilayas.

Le nombre de listes serait certainement plus large pour ce parti n’était « l’argent sale et les entraves administratives comme l’exigence de l’utilisation d’un logiciel sans moyens ni formation», dénonce le RCD dans son communiqué, ajoutant que nombres de listes ont été rejetées sans possibilité de recours ou n’ont pu être déposées. »

En dépit de ces obstacles bureaucratiques, le parti de Mohcine Belabbas met en relief « la mobilisation de l’ensemble des militants qui ont démontré que le redéploiement du parti à travers le territoire national est une réalité qui pave l’avenir. »

Mais d’ores et déjà, le Secrétariat national du RCD se projette dans l’après élection du 4 mai et prévientcontre ce qu’il qualifie de « tentations d’un modelage autoritaire du champ politique. »

De la part de qui ? Le RCD ne le dit pas. En revanche, il est affirmatif. S’agissant des conséquences d’un tel scénario, à savoir l’approfondissement  de « la crise de confiance et de légitimité qui plombe l’action de l’Etat »

Outre les élections, le RCD s’est intéressé au gouvernement pour « Maintenir un statu quo aussi vain que dangereux. »

La récente tripartite a fait également l’objet d’un débat au sein du SN du RCD qui pointe d’emblée « l’exclusion des syndicats autonomes », un choix qualifié de « provocation ». En somme, une tripartite presque à blanc, car commente le RCD,  « Ni le chômage galopant ni la hausse vertigineuse des prix des produits de base n’ont fait l’objet d’une quelconque communication, encore moins de mesures. »

Nabil Semyane

Source: Algérie 1, 11/03/2017.