Le secrétariat national du RCD s’est réuni en session mensuelle le 10 mars 2017 à Alger. Il a examiné la situation générale du pays et a fait le point sur l’opération de dépôt des listes aux élections législatives du 04 mai 2017. Il a ensuite débattu des moyens à mettre en œuvre pour susciter le débat, le plus large, dans toutes les franges de la société algérienne, autour de notre programme électoral et des solutions à la crise que vit le pays.

Avant cela, l’exécutif du Rassemblent a salué, à l’occasion du 08 mars, journée internationale de la femme, la lutte des femmes algériennes pour l’égalité en droits et l’émancipation à travers leur combat pour la construction d’une société moderne et plus juste.

Au sujet du recueil des parrainages aux élections législatives, le parti a engagé l’opération sur 25 wilayas où les structures ont pris l’engagement de se déployer pour recueillir les signatures requises. Devant l’argent sale et les entraves administratives comme l’exigence de l’utilisation d’un logiciel sans moyens ni formation, nombre de nos listes ont été rejetées sans possibilité de recours ou n’ont pu être déposées. Avec un tel dispositif sur le terrain, le RCD a ainsi doublement payé les dispositions de la nouvelle loi électorale du fait qu’elle prend en référence le scrutin que le parti a précisément boycotté (2012). Le Secrétariat National salue la mobilisation de l’ensemble des militants qui ont démontré que le redéploiement du parti à travers le territoire national est une réalité qui pave l’avenir

Dans le même sillage, le RCD met en garde contre les tentations d’un modelage autoritaire du champ politique. Une telle opération, si elle venait à se produire, ne peut qu’approfondir la crise de confiance et de légitimité qui plombe l’action de l’Etat. Fort de notre histoire et des référents constitutifs de notre parti qui plongent dans les réalités sociales de notre pays, notre combat est, et reste, la mobilisation du peuple algérien pour le recouvrement de sa souveraineté afin de bâtir une société de prospérité et de progrès.

Sur un autre plan, le RCD constate que l’apathie du gouvernement est symptomatique de la volonté de maintenir un statuquo aussi vain que dangereux. La récente tripartite dont, encore une fois, les syndicats autonomes sont exclus, s’apparente à une provocation. Ni le chômage galopant ni la hausse vertigineuse des prix des produits de base n’ont fait l’objet d’une quelconque communication, encore moins de mesures. Dans tous les domaines d’activité, rien ne semble faire décider le gouvernement à agir. C’est le cas aussi devant le pourrissement qui s’installe dans de nombreux secteurs de l’université et qui peut conduire, y compris, à l’irréparable. Dans cette affaire, le ministère de l’enseignement supérieur est le seul responsable de l’entame d’une grève de la faim des étudiants de la filière de médecine dentaire (Tizi-Ouzou, Blida, Annaba, Sétif, Constantine, Oran et Sidi Bel Abbés) déjà en arrêt de cours depuis trois mois.

Enfin, devant la volonté du pouvoir d’entretenir le pessimisme ambiant et de sponsoriser la démobilisation, l‘exécutif du parti a décidé d’instruire l’ensemble des structures du parti et les comités en charge de l’animation de la campagne électorale dans chaque wilaya d’œuvrer à faire connaitre notre programme électoral en privilégiant les rencontres de proximité dans les quartiers, les villages, les lieux de travail et à travers et le tissu associatif.

 Le Secrétariat national du RCD

Alger le 11 mars 2017