Le RCD a accusé, ce samedi, le pouvoir de « faire tout » pour éloigner les Algériens des urnes. « Aux entraves administratives érigées pour la constitution des listes, le ministère de l’Intérieur ne prend même plus la peine de répondre aux courriers de simple demande d’information au sujet de ce scrutin de la part d’organisations ou partis légaux », écrit le RCD dans les résolutions qui ont sanctionné les travaux de son Conseil national tenu ce week-end à Alger.

« Il est vrai que dans ce registre  de la démobilisation des citoyens, le président de l’instance de surveillance (HIIS), installé par ailleurs en violation de la loi a fait mieux : pour lui, « il est impossible d’épurer le fichier électoral », ajoute-t-il avant d’accuser le ministère en Ressources en eau d’alimenter le pessimisme.

« Pour alimenter un peu plus ce pessimisme ambiant, le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement attend la veille des élections pour annoncer que son département prépare la révision à la hausse des tarifs appliqués aux ménages », accuse le RCD.

Si au plan politique, il constate que la plupart des secteurs vitaux de la vie nationale sont en proie aux désordres et aux contestations, au plan économique, le RCD relève que « l’absence d’un cap de développement, longtemps masqué par des dépenses tous azimuts permis par un baril à 120 dollars, se révèle brutalement ».

Cependant, il soutient que « continuer à subir une politique qui marginalise le plus grand nombre pour le maintien des privilèges d’une minorité n’est pas une fatalité » et que les citoyens ne sont pas « résignés ».

Dans la campagne électorale qui s’annonce, le RCD a pour objectif de « combattre la politique de démobilisation que le pouvoir sponsorise pour maintenir le statu quo. Il ambitionne de débattre avec les Algériennes et les Algériens autour d’un programme électoral qui peut permettre au pays d’amorcer un nouveau départ », conclut le texte.

Riyad Hamadi

TSA Algérie, 11/02/2017