Le secrétariat national du RCD s’est réuni en session mensuelle ordinaire, le 06 janvier 2017, à Alger. Il a évalué l’activité de ses membres et des structures organiques du parti. Il a enregistré la disponibilité du collectif militant et l’engouement des citoyens à débattre dans les réunions publiques et à se rapprocher des sections du RCD. Sur ce plan, le Secrétariat national se félicite des résultats de la campagne de ré adhésions et d’adhésions pour l’année 2017, lancée exceptionnellement en décembre 2016.

Par ailleurs, le secrétaire national aux relations avec les institutions a rendu compte des suites données au dépôt de la demande de réservation de la salle du complexe olympique Mohamed Boudiaf (La Coupole), le 04 décembre 2016, à l’effet de l’organisation du congrès ordinaire du parti, les 30 juin et 01 juillet 2017. A ce jour, aucune réponse ne lui a été communiquée. Selon la direction du Complexe, la demande est toujours à l’étude au niveau du Cabinet du Ministre de tutelle.

Au plan politique, l’échec de la gouvernance algérienne est patent. L’image « rassurante » d’un système politique qui distribue la rente à sa guise et nargue tous ses contradicteurs n’a pas survécu à la première embuche. La panique est générale. Les couacs récurrents dans les institutions et au sein du personnel politique témoignent de profondes luttes d’intérêts entre les différents segments du pouvoir. La preuve est, cette fois-ci, administrée par la volonté de certains d’impliquer et d’instrumentaliser la rue. Le recours à l’émeute, en particulier dans les wilayate de Bejaia et de Bouira, n’est pas une réaction spontanée à une injustice mais il relève d’un processus, certes initié par des appels anonymes mais relayé par d’autres sources parfaitement identifiables et nourri par des « défaillances » institutionnelles graves. Cette fois-ci on n’a pas mobilisé des Baltagui pour saborder des manifestations pacifiques, on a simplement intimé l’ordre d’allumer des mèches après avoir préparé le terrain à la violence. L’abandon de l’école à l’intégrisme que le peuple algérien a payé cash, une première fois, dans les années 90 n’a même pas servi de leçon à une gouvernance autiste. Aujourd’hui, la sphère commerciale est aux mains des barons du bazar et de l’informel et les orientations économiques sont en passe d’être dictées par une clientèle guidée par l’étendue du gâteau à partager.

Au-delà des incertitudes de la conjoncture économique et politique et des peurs légitimes que cela suscite au sein de larges couches de la population quant à maintenir un minimum de conditions de vie décente et les inquiétudes qui rongent les plus jeunes quant à leur avenir, les Algériennes et les Algériens vivent dans la peur que leur avenir ne sera pas déterminé par des décisions rationnelles mais par les soubresauts chaotiques d’un système politique que tout destine à la ruine.

Le RCD qui a, à maintes reprises, alerté sur l’exigence vitale de l’avènement d’un processus politique pacifique et démocratique qui redonne la souveraineté au peuple algérien considère que le pire n’est pas inévitable. Il revient en premier lieu au pouvoir de répondre aux nombreux appels et initiatives que les acteurs de l’opposition n’ont cessé de renouveler. A ce sujet les prochaines élections législatives peuvent constituer un signal à la condition de respecter le vote des électeurs. Cela peut ouvrir la voie au débat et à l’implication des citoyens pour décider de leur avenir.

Le Secrétariat National du RCD
Alger, le 06 janvier 2017