Le conseil national de la jeunesse libre RCD s’est réuni le vendredi, 16 décembre 2016, à Alger. Il a  mis à son ordre du jour l’évaluation de la situation organique et de ses différentes activités  et a eu à analyser la situation générale du pays.

Le conseil national se félicite d’emblée de la réussite du campus des jeunes RCD qui s’est déroulé du 17 au 19 novembre à Bejaia et  qui a rassemblé plus de mille jeunes militants venus des quatre coins du pays. Au plan de la structuration de notre mouvement, le chargé à l’organique a présenté le bilan de l’année 2016  pour permettre au Conseil national de débattre et d’adopter le plan d’action pour  l’année 2017.

Concernant les différents rapports des wilayas lus par les coordinateurs régionaux de la JLRCD, il ressort une angoisse grandissante dans toutes les franges de la  jeunesse en raison de la précarisation et des incertitudes qui pèsent sur l’avenir.  Chômage endémique, y compris des diplômés, salaires de misère pour ceux qui végètent dans le pré-emploi,  absence de sécurité sociale pour une majorité contrainte à travailler au noir. Les étudiants ne sont pas rangés à une meilleure enseigne. Avec une bourse insultante, ils se voient réduits à recourir à des grèves récurrentes devant les énormes problèmes socio-pédagogiques qu’ils rencontrent.

A ce sujet, la JLRCD qui a, à maintes reprises, dénoncé les fuites en avant des responsables de l’enseignement supérieur, ne peut qu’être du côté des étudiants qui refusent le fait accompli d’une formation au rabais. Les grèves largement suivies dénotent d’un ras-le-bol généralisé devant la sourde oreille de la tutelle face, notamment, à la dévalorisation des diplômes et la défaillance du système LMD. Plusieurs diplômes dont, celui de technicien supérieur ou d’autres qui nécessitent plus de 04 années d’études, sont réduits à de simples attestations de formation non reconnus lors des concours de recrutement dans les établissements publics. Devant tant de problèmes, le départ de nombreux étudiants vers les universités étrangères signifie aussi la recherche d’une insertion professionnelle dans des pays qui valorisent le savoir.

En effet, les restrictions budgétaires et les augmentations des prix de la plupart des biens et services dictées par la loi de  finances 2017 augurent d’un avenir encore plus incertains pour tous. Le gel des recrutements dans le secteur public et les difficultés grandissantes des entreprises du secteur privé touchent en premier lieu les jeunes à la recherche d’un emploi et tous ceux qui arrivent sur le marché du travail.

Enfin, la JLRCD s’incline devant la mémoire du journaliste Mohamed Tamalt et s’indigne de la fin tragique qui a suivi sa détention. Ni les alertes de sa famille sur son état de santé ni les dénonciations de partis et organisations sur son maintien en prison n’ont eu d’échos devant le fait du prince. La JLRCD dénonce, une fois de plus , le traitement subi par de nombreux prisonniers politiques, d’opinion et d’autres victimes de cabales judiciaires dont Nasreddine Hadjadj et Nordine Kerrouchi, cadres du RCD, Hassan Bouras, journaliste et militant de Laddh et Slimane Bouhafs.

Alger,  le 17 novembre 2016.