L’exécutif national des femmes démocrates du RCD (FDRCD), s’est réuni en session ordinaire le samedi 17 décembre 2016 à Alger. Il a examiné les questions organiques et la situation des femmes à la lumière du climat socio-politique du pays.

Les femmes démocrates du RCD se félicitent de la participation importante des femmes, en particulier des étudiantes, au campus des jeunes du parti tenu au mois de novembre dernier.  Cette présence des femmes à cet important événement révèle leur engagement et dénote de l’intérêt qu’elles portent à la formation et au débat autour des questions économiques et politiques. Le rapport de la chargée à l’organique relatif à la structuration de notre organisation a mis l’accent sur l’attente citoyenne suscitée à travers plusieurs wilayate du pays. Après la mise en place des coordinations régionales des femmes au niveau des wilayate du centre, l’exécutif a adopté un programme d’installation de dix bureaux régionaux dans des assemblées générales organisées avant la fin de l’année en cours.

La crise financière avec ses restrictions budgétaires et les hausses de prix généralisées programmées dans la loi de finances 2017 augurent d’une situation encore plus difficile pour tous les segments fragiles de la société. Le chômage annoncé et les coupes budgétaires dans les programmes sociaux affecteront en premier lieu les femmes qui participent, par leur travail, à subvenir aux besoins de leurs familles ou à assurer leur indépendance économique.

L’accès des femmes aux postes d’emploi reste en deçà des exigences et de la demande du marché national d’autant plus que l’Algérie est relégué, en matière des femmes actives, dans la région MENA (Afrique du nord et Moyen orient) à une position peu enviable qui ne dépasse pas les 16,5 %.
Sur un autre registre, les déclarations de la ministre de la Solidarité témoignent du peu de considération réservée à plus de la moitié de la population algérienne par le gouvernement actuel.  Ces propos dégradants envers la femme de la part d’une ministre de la république contrastent avec les verbiages pompeux des officiels quant à une supposée volonté de promouvoir la place de la femme dans les institutions. Ces propos confirment que la question de la promotion de la femme reste un simple faire valoir. Une telle dérive ne peut être mise sur le compte d’un simple dérapage.

En réalité, les demi-mesures sont l’œuvre des pouvoirs politiques qui naviguent à vue. La levée sélective et partielle des réserves sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), ratifiée par l’Algérie en janvier 1996 illustrent parfaitement l’utilisation de la question de l’émancipation de la femme tantôt pour l’obtention de cautions démocratiques vis-à-vis de l’étranger tantôt pour des considérations internes s’agissant des concessions faites aux lobbies les plus rétrogrades. Les femmes démocrates du RCD dénoncent, avec la plus grande vigueur, une telle politique et estiment que la citoyenneté de la femme algérienne ne peut être un objet de négociations.

Enfin, les femmes démocrates du RCD considèrent que les prochaines échéances électorales auxquelles le parti a décidé de prendre part, constituent une opportunité et une tribune pour relayer les légitimes préoccupations de la femme algérienne et encourager le combat pour la citoyenneté et l’égalité en droits. Le bureau exécutif du FD-RCD est mobilisé pour être à l’avant-garde.

Alger, le 18/12/2016
Femmes démocrates du RCD