Le bureau national de la jeunesse libre RCD s’est réuni le 23 septembre 2016 à Alger. Il a eu à évaluer l’avancement des activités de l’organisation, les modalités de la rentrée scolaire et universitaire et la situation générale de la jeunesse et du pays.

Le bureau national de la JLRCD se félicite du bon déroulement des préparatifs du campus des jeunes qui se tiendra les 17,18 et 19 novembre 2016 avec la participation de près de 800 jeunes militants et de nombreux acteurs associatifs invités à prendre part aux travaux de ce rendez vous qui se déroulera à Souk Lethnine dans la wilaya de Béjaia.

Au plan organique, l’instance exécutive de notre mouvement a débattu de la poursuite de la campagne de structuration de l’organisation et a fixé, après l’installation du bureau de la wilaya de Tamanrasset au mois d’aout, la tenue de la rencontre de l’officialisation du bureau de la JLRCD de la wilaya de Bechar le 13 octobre 2016.

Concernant la rentrée universitaire, les désordres socio-pédagogiques qui on marqué cette édition 2016-2017 ne sont pas de nature à faire rattraper à l’institution les retards accumulés. Les nombreuses grèves reconduites chaque année en raison de la dégradation des conditions d’études, le manque de places pédagogiques et l’absence criarde d’un encadrement plombent toute évolution positive. Elle est aggravée par un système qui vise à distribuer des diplômes au rabais pour éjecter les étudiants d’un circuit d’une vraie formation universitaire. La reconduction de la gestion quantitative des affectations des nouveaux bacheliers en sus de la livraison de résidences semi-finies pour les accueillir indiquent que les discours sur l’amélioration de la formation ne sont que des annonces de conjoncture. L’université Algérienne, otage de la politique du bricolage, ne risque pas de rattraper les campus maghrébins et africains ou d’être un lieu du savoir et une locomotive pour le développement du pays. Pour accéder au savoir et à l’excellence, les étudiants algériens n’ont d’autres choix que de se faire récupérés par des universités étrangères.

Au sujet de la rentrée scolaire, le bureau national de la JLRCD considère que les polémiques médiatiques sur des aspects des contenus des programmes pédagogiques ne doivent pas cacher le débat sur l’impératif d’une école débarrassée des archaïsmes idéologiques qui ont prévalu jusque là. La JLRCD considère que c’est le pouvoir qui a livré l’école aux courants politiques les plus rétrogrades. Ces courants, de surcroits exogènes à l’identité authentique de notre peuple, ne peuvent considérer que la lâche retraite du pouvoir dans un secteur aussi stratégique constitue « une espèce de droit acquis » dont il faut simplement se prévaloir pour convaincre de son bien fondé.

Enfin au plan de la situation générale, le bureau national fait un constat amer de la situation socio-économique du pays. L’augmentation généralisée des prix des produits et services programmée dans le projet de loi des finances 2017 conjuguée à l’annulation de plusieurs projets socio économiques structurants préparent des lendemains difficiles pour la majorité de notre peuple.
La JLRCD, qui estime que les discours sur la dépolitisation des jeunes participent de la démarche officielle qui veut que les partis du pouvoir et l’opposition soient les mêmes, appelle les jeunes à s’organiser et à défendre leurs revendications à la formation, à l’emploi, au droit aux loisirs et aux soins.

Le bureau national de la JLRCD
Alger, le 24/09/2016.