Obstruction symptomatique

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Le RCD a formulé, depuis une semaine, une demande de réservation de la salle ATLAS auprès de l’ONCI à Alger pour y organiser un meeting le 13 février 2016. Déposée le 11 janvier avec accusé de réception, l’administration continue, à ce jour, à prétexter l’absence du directeur de l’office pour justifier son refus de répondre à cette demande. On mesure à travers cette manœuvre que la dilution de la continuité de l’Etat n’épargne aucun palier.
Habitué aux obstructions de l’administration, le RCD considère que ces blocages ne relèvent ni d’un incident conjoncturel ni du zèle d’un agent de l’administration. Retarder la programmation d’une activité légale pour en perturber l’annonce et l’organisation est une pratique récurrente de la partialité d’une administration instrumentalisée par l’arbitraire et les réflexes de la pensée unique.
Au moment où le pouvoir promet dans son projet de constitution d’accorder ses pleins droits à l’opposition et de faciliter l’exercice de ses activités, cette nouvelle provocation vient illustrer les tromperies que tente de masquer ce projet et les manœuvres qui continuent à miner le sommet de l’Etat en totale violation d’engagements de réformes destinées à la consommation extérieure.
Intervenant dans un climat politique et social particulièrement tendu, fait de délabrement institutionnel, d’étouffement des libertés, de régression sociale, de crise financière et de risques accrus d’un embrasement généralisé, les pouvoirs publics donnent, par ces agissements, la mesure de leur aveuglement et irresponsabilité.
Fidèle à son parcours et ses engagements, le RCD sait que les acquis démocratiques peuvent aussi s’arracher dans des espaces que la détermination de ses militants a déjà permis de conquérir en dépit d’abus et d’obstacles de toute nature.
Alger, le 18 janvier 2016
Le RCD