Monde du travail algérien : la tenaille du pouvoir

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Prés de 60 ans après la création de l’UGTA, le monde du travail algérien  de 2014 subit une double pression qui confine les travailleurs et leurs familles dans la précarité.

D’une part, l’érosion du pouvoir d’achat, conséquence à la fois d’une croissance dopée artificiellement par les investissements publics mais aussi de la dérégulation du marché qui obéit aux « lois » de l’informel, ne peut être durablement rattrapée par aucune augmentation de salaires aussi conséquente soit-elle.
D’autre part, en continuant à soumettre l’ex syndicat unique, le pouvoir algérien  qui exclut du champ  de la représentation sociale les syndicats autonomes se retrouve dans une  situation de dialoguer avec lui même, loin des préoccupations des travailleurs et des mutations mondiales en matière de relations de travail et des exigences de productivité.
Le combat des syndicats autonomes qui subissent la répression et les chantages de la police politique du régime a déjà fissuré les interdits pour rétablir les travailleurs dans leur dignité. Le mouvement de réappropriation de l’UGTA que mènent des militants syndicaux  à l’intérieur des structures de cette organisation mérite d’être salué. L’unité syndicale pour améliorer les conditions de travail exige l’autonomie de chacun.
Fidèles à ses idéaux de liberté et de solidarité, le RCD est solidaire des luttes des travailleurs algériens pour la consécration du pluralisme syndical et la construction d’une économie créatrice de richesses et une redistribution du revenu national plus juste.
Alger le 30 avril 2014
Le RCD