Après un cycle soutenu de rencontres-débats organisées à travers certaines régions du pays la semaine passée, à l’occasion de la célébration du 25ème anniversaire du parti, ce week-end a été une autre occasion pour les structures du parti de tenir d’autres manifestations  à Merouana dans la wilaya de Batna, Akfadou et Akbou dans la wilaya de Bejaïa et à Tigzirt dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Lila Hadj-Arab, Djamel Benyoub, Hakim Saheb et Mohand Ikharbane, en présence d’autres membres du secrétariat national et des cadres nationaux et régionaux du parti ont pris part à l’animation de ces rencontres.
BATNA : les Auressiens au rendez-vous
Devant une assistance nombreuse, le RCD Batna, à travers son bureau régional et ses structures locales, a organisé une conférence-débat animée par Me Lila Hadj-Arab, secrétaire nationale aux élus, au Centre culturel de la ville de Merouana.
Préparée dans le cadre des manifestations commémoratives du 25ème anniversaire du RCD, les citoyens des Aurès se sont mobilisés à la faveur des activités politiques organisées à cette occasion où Me Lila Hadj-Arab a animé le samedi 15.02.2014 une conférence portant pour thème « Parcours du RCD: Convictions et défis ».
Présidé par Halim Chichoune, président du bureau régional, ce rendez-vous où le public venu nombreux et constitué en majorité de jeunes,  a écouté l’exposé de la secrétaire nationale aux élus qui est revenue sur les engagements du parti et ses positions courageuses prises souvent dans l’adversité tout au long de son parcours. Elle rappellera les sacrifices consentis par des générations de militants, les acquis et les occasions ratées de voir notre pays, enfin sortir de la crise morale et politique qui le maintient en constance dans l’instabilité.
Evoquant la période sanglante du terrorisme, elle rappellera  le lourd tribut payé par le collectif militant du parti et soulignera que rares sont les personnalités qui n’ont pas déserté le terrain des luttes et n’ont pas quitté le territoire. Elle citera les exemples de Saïd Sadi et de Nordine Ait-Hamouda, parmi d’autres, qui ont résisté face à l’hydre intégriste.
Au cours des débats, la conférencière répondra aux nombreuses questions axées essentiellement sur le boycott des élections, les violations des libertés et la déliquescence des institutions de l’Etat.
BEJAÏA : le RCD investit le terrain
Le bureau régional de Bgayet a programmé, dans le cadre de la commémoration du 25éme anniversaire du RCD, une série de conférences à travers les différentes localités de la wilaya. Ce week-end 14 et 15 février, les citoyens d’Akfadou et d’Akbou ont accueilli Djamel Benyoub et  Hakim SAHEB, respectivement secrétaires nationaux aux affaires juridiques et à la réforme de l’Etat.

Les rencontres dirigées par Mouloud Deboub, président du bureau régional, ont été l’occasion pour ce dernier de revenir sur l’ambitieux programme qui a été arrêté pour la célébration du 25ème anniversaire du parti et d’encourager des initiatives locales à la veille des élections du 17 avril pour rappeler la position du parti appelant au boycott de cette énième mascarade électorale.

A Akfadou, Me Djamel Benyoub a, dans une conférence-débat sur « le parcours du RCD et la loi sur les associations », retracé les positions marquantes du parti pour le premier quart de siècle de sa naissance et a présenté quelques parties des nombreuses contraintes et régressions que comporte la dernière loi sur les associations.

Dans son exposé sur les 25 ans du parti, le conférencier soulignera le mérite du rassemblement d’avoir impulsé de nouvelles idées dans l’espace public et d’avoir su concilier entre les luttes de terrain et la pertinence et l’exploration des questions sociétales qui structurent la vie de la Nation.

Me Hakim SAHEB a, quant à lui, été l’hôte de la ville d’Akbou où il a entaillé le vif de son exposé par la déliquescence des institutions politiques et administratives qui a atteint des degrés qui menacent gravement la cohésion sociale et mettent durablement en péril la sécurité des populations dans un contexte régional et international plus que problématique en se référant à la guerre des tranchées que se livre publiquement les clans du pouvoir au sein du sérail. Il mettra en relief l’incapacité de l’Etat, ou plus exactement celle du système politique actuel, à répondre aux aspirations des citoyens et à accompagner avec prévoyance et rigueur le processus des mutations sociales qu’impose la conjoncture socio-économique du pays. Il dira que la crise multidimensionnelle que subit de plein fouet notre pays trouve son origine dans les choix opérés au lendemain de notre indépendance. Le complexe du néo colonisé aura fait que l’Etat colonial a servi de modèle au clan qui s’est accaparé du pouvoir en 1962 qui a eu conséquence un désastre tant sur le plan développement économique que sur la cohésion sociale et sur une population éprouvée par la mal vie et un fort sentiment de frustration. Il expliquera, à cet égard, que la refondation nationale, telle que préconisée par le RCD, est l’ultime réponse à la faillite actuelle conçue comme un instrument d’accompagnement substantiel du changement politique. Radicale et pertinente, cette perspective libérera l’Algérie du mimétisme institutionnel colonial et garantira une projection politique, institutionnelle et administrative en harmonie avec les réalités sociales, l’histoire et les besoins de la Nation.

Durant ces deux rencontres, les participants ont assisté à un débat très riche et apaisé où de multiples questionnements ont été formulés autour notamment du parcours du parti, des dispositions de la loi sur les associations, des différentes formes de l’Etat, l’urgence d’une refonte institutionnelle et territoriale du pays, les traits de divergence entre la Régionalisation modulable que propose le RCD et l’autonomie régionale telle que véhiculée par d’autres acteurs politiques ainsi que sur les moyens qu’il faudra concevoir pour jeter des passerelles entre les partis et syndicats représentatifs pour créer le rapport de force et inspirer le changement démocratique.
TIZI-OUZOU : « rien ne se fera sur le dos du RCD ou en dehors du RCD»
Le public de la région côtière de Tigzirt, les élus locaux, les militants et les sympathisants du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie ont répondu nombreux à la Conférence animée par Mohand Ikarbane, membre du Conseil National et actuel Sénateur du RCD.

Initiée par les trois sections que compte la Daïra de Tigzirt, à savoir : Iflissen, Tigzirt et Mizrana, la conférence s’est déroulée à la salle de Cinéma « Mizrana » de la ville de Tigzirt où le conférencier a retracé un quart de siècle de la présence du RCD sur la scène politique.

A cet effet, le sénateur a rappelé les prises de positions courageuses durant les années du terrorisme, notamment le fameux  appel à la résistance citoyenne contre la menace intégriste qui terrifiait l’Algérie entière. « S’il y a bien des choses qu’on ne peut pas reprocher aujourd’hui au RCD c’est bien ses positions à chaque fois que cela l’interpelle », dira l’orateur. « Oui, comme tout parti politique, nous avons nos faiblesses, mais nous avons aussi nos forces, » enchaînera-t-il « c’est pour cela que rien ne se fera sur le dos du RCD ou en dehors du RCD. »

Rappelant la position du Conseil National qui s’est  prononcé pour le boycot des élections présidentielles M. Ikarbane expliquera le pourquoi « non en tant que coquetterie politique comme le font certains, mais après un large débat. »

Au cours des débats, le Sénateur du RCD a répondu aux différents questionnements des présents et donnera la position du parti sur les évènements qui secouent la région du M’zab