La section communale RCD de Mostaganem a célébré la journée internationale de la déclaration universelle des droits de l’Homme en organisant une conférence débat  sous le thème « les droits de l’Homme en Algérie, entre déni et pseudos réformes politiques ». Animée par Me Fetta Sadat, Secrétaire nationale aux droits de l’Homme, la rencontre a vu la participation de nombreux militants et sympathisants en présence de M.M Arab Saïd-Achour et Abdallah Bouhadda, respectivement secrétaires nationaux aux adhésions et à l’environnement.

La conférencière a entamé d’emblée son exposé en  mettant en exergue la contradiction qui existe entre le discours officiel  annonçant des réformes démocratiques dans la foulée des contestations  de janvier 2011 et les restrictions sévères contenues dans les derniers  textes de lois. Analysant les nombreux textes de lois adoptés par un Parlement illégitime, notamment les lois sur l’information, les associations et les partis politiques, celle relative au code des assemblées locales et de willaya et celle relative à la profession d’avocat, l’animatrice  décrira une politique liberticide  qui entame le peu de crédit qui reste au pays.

Revenant sur le marasme social qui touche la majorité des Algériens, Me Fetta Sadat n’a pas omis de soulever les difficultés d’accès aux soins et au logement en passant par la situation déplorable du secteur de l’éducation nationale  et l’effondrement du pouvoir d’achat de la population pourtant garantis par la constitution. « Toutes ces difficultés relèvent du déni des droits de l’Homme et sont en contradiction avec les traités et les conventions internationales ratifiés par l’Etat algérien », a-t-elle déclaré. Abordant la confusion générale qui s’empare des tenants du pouvoir dans la conjoncture actuelle, la conférencière relèvera le présidentialisme qui caractérise le système de gouvernance algérien qui a généré blocage et déliquescence des institutions de l’Etat.

L’assistance qui a suivi avec intérêt la conférence  a exprimé, lors des débats, son dépit  sur la situation des droits de l’Homme dans notre pays et a apporté des témoignages sur différents cas de restriction et d’intimidation dont  sont victimes au quotidien les citoyens voulant activer de façon autonome.

C’est sur la nécessité de résister et de  s’organiser afin de faire triompher les libertés et l’état de droit que la conférence a pris fin.

La célébration de la journée internationale des droits de l’Homme a été aussi marquée par une exposition retraçant l’historique des luttes pour les libertés consacrées dans la déclaration universelle du 10 décembre 1948

Enfin, c’est autour d’une collation et dans une ambiance conviviale que les cadres du RCD et leurs invités ont échangé des informations et prolongé par groupes le débat.