• Docteur Ahmed Benbitour a animé ce samedi 23 novembre 2013 une conférence-débat à la salle des conférences du siège du bureau régional d’Alger. Cette rencontre organisée dans le cadre du programme de formation arrêté par la structure régionale a été modérée par Dr Mohamed Khendek, secrétaire national à la coordination, en présence de M. Amara Abdelmadjid, président du BR d’Alger,  et a vu la participation de nombreux cadres du parti.

    Le conférencier a, dans son exposé portant sur le thème« Quel avenir pour l’économie algérienne ? », abordé de nombreuses questions liées à la situation de l’économie nationale dans un environnement international en constante mutation.  Annonçant d’emblée ses craintes sur la vulnérabilité de l’économie nationale, il décrira des choix économiques qui ont longtemps freiné le développement du pays. Pour étayer ses affirmations sur cette économie volatile, Ahmed Benbitour annoncera, entre autres, que presque 100% des recettes sont le produit de ressources non-renouvelables et qui sont en baisse tendancielle, la consommation interne a augmenté de 76%, les réserves de change ne peuvent couvrir que 40 mois de consommation et que le danger est là avec des choix économiques axés exclusivement sur la mono-exportation.

    Aux différentes interrogations soulevées par l’assistance durant le débat, le conférencier reviendra avec de nouvelles affirmations et explications. Pour lui, la gestion du pays se fait dans une opacité totale et une partie importante des recettes échappe à tout contrôle ; le fonds de régulation des recettes (FRR) n’a aucune raison d’exister en ce moment et au-dessous de 70 dollars le baril de pétrole, l’Algérie aura de sérieuses difficultés à faire face à ses dépenses de fonctionnement. Répondant à une question sur les multiples violations des libertés que subissent les Algériens au quotidien, Ahmed Benbitour assurera que sans la liberté, il n’y aura pas de développement et que les libertés individuelles et collectives sont un instrument de développement.

    Le conférencier conclura en expliquant qu’il est illusoire de croire que le changement viendra de l’intérieur du système.