Le Conseil national du RCD réuni en session ordinaire le vendredi 26 avril 2013 à Alger a passé en revue la situation politique du pays, débattu de son avant projet de constitution et considéré la situation organique de ses structures.
Analysant la situation politique, le conseil national du RCD note que la crise de confiance Etat-société s’est accentuée, en cette période de grande régression morale, de vives tensions sociales et de grandes incertitudes politiques. L’opposition continue à subir provocations, abus et chantage. Les conditions d’une activité politique normale sont de plus en plus difficiles.
Au moment où, les richesses du pays sont pillées en toute impunité, la justice algérienne impuissante est réduite à suivre les dossiers traités à l’étranger, impliquant dans des scandales de hauts fonctionnaires de l’Etat.
La gestion de l’affaire de Tiguentourine sous ses multiples aspects, politique, diplomatique, sécuritaire et communicationnel rappelle s’il en est besoin la déliquescence de l’état qui bafoue ses propres lois et se garde de tenir les citoyens informés de ce qui relève de la souveraineté de leur pays.
Les dérapages sont, hélas, graves et nombreux et le pays sombre un peu plus dans la corruption, le discrédit et l’instabilité.
Faisant de l’improvisation un mode de gouvernance le système est rattrapé par ses calculs malveillants et ses incohérences. Des assemblées élues ont été installées en ayant recours à des forces de l’ordre. Dans le cas de la commune de Barbacha l’administration incapable d’assumer ses responsabilités contourne ses propres lois pour ajourner l’installation d’un maire RCD en confiant la gestion de cette collectivité à son secrétaire général.
Le RCD suit avec toute l’attention qu’exige une telle situation l’évolution au niveau de cette commune. Il refuse de faire les frais d’une loi électorale concoctée dont les conséquences désastreuses étaient au demeurant prévisibles.
Chaque jour qui passe conforte le RCD dans ses prises de position salutaires.
C’est ainsi que, sont réitérées :
La destitution de l’actuel chef de l’Etat pour incapacité d’exercice de ses fonctions, conformément à l’article 88 de la constitution ;
La dissolution de la police politique incarnée par le DRS ;
La restitution du sigle FLN au patrimoine historique national.

Le deuxième point de l’ordre du jour à savoir la présentation et la soumission aux débats de l’avant projet de constitution élaboré par le RCD, avant son adoption, a retenu toute l’attention des participants.
Le caractère rassembleur de cet avant projet trouvera ses prolongements à travers sept conventions régionales qui seront organisées à Bejaia, Tizi-ouzou, Bouira, Batna, Ghardaïa, Chlef, Tipaza où il fera objet d’un large débat public.
Les conventions régionales seront couronnées par une convention nationale à Alger.
Le RCD appelle à un débat où toutes les tendances politiques, sensibilités et acteurs de la société civile seront associées pour éviter l’accaparement du destin national et l’intrusion des intérêts de groupes dominants dans la conception des référents constitutionnels du pays.
Sauf à vouloir prendre des risques aux conséquences imprévisibles à la nation, l’Algérie ne saura ajourner un débat autour de la refondation du champ institutionnel attendue par tous et doit assumer avec résolution les évènements et les actes fondateurs de son histoire à travers, notamment, l’esprit de Novembre et de la Soummam.
Plaidant pour une constitution citoyenne, le conseil national du RCD exclut une opération d’amendement de la loi fondamentale en intra-muros et appelle à une consultation par voie référendaire et transparente.
S’agissant du point d’ordre du jour relatif à l’organique du parti le cap est mis sur un redéploiement organique en usant de méthodes plus appropriées soutenues par des formations spécifiques et continues.
Une réflexion est lancée sur quelques aménagements identifiés du règlement intérieur pour un meilleur fonctionnement des structures du parti.

Alger, le 26 avril 2013

Le RCD