Resolutions du conseil national du 14 décembre 2012

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Le conseil national du RCD, réuni le 14/12/2012 en session ordinaire, a procédé à l’examen des points de l’ordre du jour suivants:
1.    Evaluation des élections locales du 29 novembre 2012 ;
2.    Evaluation de la situation organique ;
3.    Perspectives ;
4.    Divers.
Conscient des limites structurelles qu’impose la conjoncture politique, le RCD avait décidé de prendre part au scrutin du 29 novembre 2012 non pas pour engager un rapport de forces favorable à un changement immédiat mais un combat éthique et pédagogique. L’objectif étant de maintenir une présence à même d’entretenir l’espoir et d’endiguer le fatalisme généré par les reniements, l’immobilisme et la violence institutionnels.
Ainsi, malgré de multiples entraves et pressions rencontrées lors de l’élaboration des listes, un fichier électoral opaque manipulé pour la fraude, le vote des corps constitués au profit des clientèles du pouvoir, l’argent sale qui a pollué le champs politique et outrageusement irrigué la campagne précédente en violation des lois en vigueur et de l’éthique, notre Rassemblement s’est distingué par la probité morale de ses candidats, leurs compétences et leur détermination qui ont fini par triompher dans bien des cas.
Le DRS qui avait juré notre disparition organique n’a plus la même maitrise sur le cours politique. Ses supplétifs, notamment en Kabylie, ont été contraints d’agir à visage découvert en concoctant des marchandages et des alliances perfides, où la compromission le dispute à l’indécence.
Nos militants ont donné l’exemple dans le combat, parce qu’il fallait rompre avec le défaitisme et la résignation  nourris par le régime en place.
Le Conseil National, conscient de la gravité de la situation, estime urgente la construction d’un rapport de force nécessaire au sauvetage de l’Algérie.
L’échec du système politique qui a régi notre pays depuis un demi-siècle ne constitue pas un simple dysfonctionnement, il est celui du Chef de l’Etat dont l’incompétence est manifeste et physiquement inapte aux charges qui incombent au premier magistrat du pays. Incapable de gouverner, sa déclaration d’empêchement devient une urgence pour la cohésion nationale.
Cette même cohésion appelle impérativement la dissolution de la police politique dont l’hégémonie sur la vie publique et le contrôle de l’ensemble des institutions nationales sont les causes structurelles du désastre national. C’est la condition vitale d’une libération de la vie politique, de la société civile et de la population pour permettre l’émergence de notre pays au rang des nations qui comptent et encourager la lutte contre la prédation qui gangrène toute l’activité économique.
Cette libération exige corrélativement la restitution du sigle FLN, patrimoine de tous les Algériens, à la mémoire collective.
Le Conseil National s’honore que nos militants soient reconnus comme les principaux artisans de la rénovation algérienne. A ce titre, ils doivent redoubler d’efforts et s’engager davantage dans les luttes sociales, notamment dans ce climat politique délétère et cette situation socio-économique des plus explosives.
Dans le chaos qui caractérise la société algérienne, la conjoncture interne et externe est porteuse de notre projet d’autant que les bouleversements qui agitent notre région sont annonciateurs d’une nouvelle reconfiguration historique du mode de gouvernance dans les pays du sud. L’avènement d’une alternative démocratique et sociale est inéluctable. A chacun d’assumer ses responsabilités. Pour sa part, le RCD réaffirme sa détermination à porter le projet démocratique en tant qu’ambition nationale parachevant la guerre de libération.
Enfin, au plan interne, les membres du CN insistent sur la restructuration du parti et le réaménagement de ses instances.
A ce titre, dans le cadre de l’approfondissement du travail organique, le secrétariat national a été renforcé par la nomination de MM. Tensaout Ahcène, Arab-said Achour et Akkache Yahia, respectivement chargé à l’organique, chargé aux adhésions et chargé à l’animation et au développement des bureaux régionaux. M. Atmane Mazouz est désigné comme secrétaire national à la communication, M. Hakim Saheb, chargé à la réforme de l’Etat, M. Rabah Boucetta au mouvement associatif et M. Djamel Benyoub aux affaires juridiques.

Alger, le 14 décembre 2012