Atmane MAZOUZ, député et président du groupe parlementaire du RCD, a animé, durant les journées régionales de formation tenues les 07, 08 et 09 octobre 2010 à Bejaia, une conférence-débat sous le thème : Le jeune et l’engagement politique.

Durant sa conférence, le député est revenu longuement sur la nécessité de l’implication des jeunes en politique. Parlant de la stratégie du RCD à l’endroit des jeunes, il dira que « nous avons la chance d’appartenir à un parti qui a fait du dossier de la jeunesse, de sa structuration et de son organisation son cheval de bataille  et un axe stratégique de son programme», il ajoutera plus loin que «  le Rassemblement est l’une des rares formations politiques dans le pays à prendre le pari du rajeunissement de son encadrement politique et l’organisation des journées nationales de la jeunesse (JNJ) étaient un évènement historique qui a permis au parti de débattre de la question de la jeunesse et de la faillite des pouvoirs publics dans la prise en charge des attentes de la jeunesse algérienne ».

Revenant sur certaines expériences qui ont marqué les luttes de la jeunesse algérienne, il citera des exemples concrets de l’engagement, durant leur jeunesse, pour les causes justes, des hommes comme Dr SADI durant les évènements du printemps berbère et des combattants de la révolution durant l’ère coloniale.

Rejetant l’idée d’une jeunesse résignée et démissionnaire, le président du groupe parlementaire du RCD  dira que « Les jeunes d’aujourd’hui s’impliquent, autrement et activement, dans une lutte pour leurs droits et  le changement dans le pays ».Citant l’exemple du SAED (Syndicat Algérien des Etudiants Démocrates), il rappellera l’implication des jeunes dans les luttes syndicales au sein de l’université.

Accablant les pouvoirs publics, le conférencier reviendra longuement sur la démission de l’Etat dans la prise en charge des problèmes des jeunes. Il fera remarquer que «  les jeunes préfèrent mourir en haute mer, une forme extrême d’expression des jeunes algériens, que de vivre dans un pays mal  géré et miné par la corruption et la dépravation ».

A l’adresse des jeunes, il les incitera à plus d’implication, à une meilleure organisation et à une adaptation des formes de lutte aux exigences et revendications exprimées.